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Stop au stress !


Le stress, ce tyran qui nous mène par le bout du nez (et comment lui dire enfin : stop !)

On court. On court tous. Après le temps, les mails, les enfants, les factures, les deadlines, le chat qui vomit sur le tapis juste quand on a enfin cinq minutes pour respirer.On devient funambule, équilibriste, jongleur de petits malheurs et d’urgences mal classées.Et puis un matin, on s’étonne : « Tiens, pourquoi j’ai mal au dos, au ventre, au cœur ? »

(On se dit que ça va passer. Ça ne passe pas.)

Le stress, vous savez, ce petit tyran invisible, adore s’installer chez nous. Il se faufile dans nos épaules, s’invite dans nos nuits, transforme nos pensées en autoroutes embouteillées.

Il a l’art de nous faire croire que c’est normal, que c’est la vie, qu’il faut tenir, encore un peu, toujours un peu plus.

Et nous, bonnes élèves, nous obéissons.Jusqu’au jour où l’on n’a plus envie de jouer.


Le stress n’est pas un trophée. C’est un poison.

Il abîme la peau, les hormones, la digestion, l’humeur.Il fait de nous des versions pâlottes, crispées, presque caricaturales de qui nous pourrions être.


Parce que la vérité — que l’on préfère cacher derrière nos agendas bien rangés — c’est que nous avons oublié quelque chose de vital :respirer.Oui, ce truc gratuit, automatique, miraculeux.


La respiration, c’est la clef de la maison.

Une respiration profonde, lente, qui descend jusque dans le ventre.Celle qui défait les nœuds.Celle qui remet du silence là où nos pensées tapent du pied.Celle qui, en trois minutes, fait reculer la tempête intérieure.


On croit que c’est simple, presque trop simple. Mais essayez.Vous verrez : c’est une révolution miniature.


Et puis il y a le yoga.

Pas le yoga acrobatique des vidéos où des femmes semblent sculptées par Michel-Ange et posées dans des salons immaculés.Non, le vrai yoga. Celui qui craque un peu dans les hanches, qui demande de l’humilité, qui fait du bien au cerveau autant qu’au corps.


Le yoga, c’est comme une amie honnête :il vous montre où vous en êtes, sans jugement, mais avec un sourire.Il vous aide à revenir dans votre corps, ce lieu que vous avez déserté trop longtemps.


Et parfois, il faut partir. Juste partir.

Fermer la porte derrière soi, mettre trois robes, deux livres, un carnet, et s’offrir ces jours qui réparent :une retraite.

Quelques jours pour ne rien faire d’autre que se retrouver.Marcher pieds nus.Dormir comme avant les écrans.Respirer à plein poumons.Sentir son cœur battre dans la bonne direction.Réapprendre la lenteur — cette chose oubliée mais indispensable, comme le beurre dans un gâteau.

Dans une retraite, il n’y a pas d’obligation.

Pas de masque social.Juste des êtres humains qui, comme vous, ont dit :« Stop. J’existe aussi. »

Et alors, tout doucement, les mauvaises habitudes tombent :répondre trop vite, dire oui quand on pense non, avaler son stress comme un café trop chaud.

On se défait de ce qui nous abîme.

On laisse pousser ce qui nous fait du bien.


Et quand on revient ?

Ah… quand on revient, on est un peu différent.On a du silence sous la peau, un souffle plus large, une douceur dans les gestes.On recommence à vivre — pas seulement à fonctionner.

On comprend que le stress n’est pas une médaille.

Qu’il est un signal, un clignotant, un « hé ho, tu m’écoutes ? ».

Et cette fois, oui, on l’écoute.Avec tendresse.Avec courage.Avec cette petite voix retrouvée qui dit :« Je choisis de me faire du bien. »

 
 
 

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